Un nouvel acteur sur le marché
de la musique en ligne fait parler de lui. Beezik propose aux
internautes de télécharger des chansons gratuitement, à condition
de regarder des pubs...
Faire mieux qu'Apple, peu d'entreprises peuvent s'en targuer mais
c'est pourtant ce que revendique le site de téléchargement Beezik,
il affirme avoir permis le téléchargement de 1,4 millions de
singles sur Internet au mois d'avril 2010, soit plus qu'iTunes, la
plate-forme de téléchargement de la firme à la pomme qui domine le
marché mondial de la distribution de musique
payante
La recette du phénomène est des plus simples.
Lancé il y a six mois, " Beezik" a réussi à réconcilier deux mots
fâchés sur Internet, le légal et le gratuit.
Et l'astuce tient en trois lettres, "PUB", parce que la
vraie gratuité n'existe pas, sur le Web comme ailleurs,
Beezik s'est tourné vers les annonceurs pour financer ces millions
de fichiers MP3 offerts aux internautes.
Comment ça marche ?
Sur le site, le million d'internautes déjà inscrit peut choisir
parmi un catalogue plus trois
millions de titres à télécharger sur ordinateur, à
volonté, et transférables sur baladeur MP3.
Beezik a signé des accords pour donner un accès sans limite à
l'intégralité des catalogues des majors Universal et EMI.
Après avoir choisi le morceau qu'ils
souhaitent télécharger (du "Telephone" de Lady Gaga à celui qui
pleure de Claude François) les internautes sont invités à choisir
la publicité qu'ils vont regarder, pour payer leur musique
avec leurs yeux...
Ce vendredi pour télécharger le "Feeling this" de Blink 182",
vous aviez donc le choix entre des spots de pub d'une
trentaine de secondes pour des fringues, un fast-food ou
des voitures.
Et si vous pensiez profiter de cette courte page de pub
pour vaquer à d'autres occupations, oubliez!
Une fois terminé le spot, qui
s'affiche sur tout l'écran, les internautes n'ont que quelques
secondes pour valider leur téléchargement, faute de cliquer, il
faut repartir pour une nouvelle pub.
"Vous venez d'économiser 0,99 €"
Une fois le ficher enregistré, Beezik assène une dernière fois son
argument en béton, celui de la gratuité.
"Vous venez d'économiser 0,99 €", affiche le site, en allusion
au prix d'un single sur un site de téléchargement payant.
Ces morceaux, Beezik les payent bel et bien aux majors, à
un prix cassé mais tenu secret, our régler la facture,
plusieurs centaines de milliers d'euros par mois, les annonceurs
versent au site autour de 30 centimes d'euros pour chaque spot
visionné.

"Nous avons déjà 40 annonceurs qui nous
sont fidèles car c'est le format publicitaire sur Internet qui
permet le niveau de mémorisation de la publicité le plus élevé, que
nous estimons même supérieur à celui du cinéma.
Autre argument de
poids:
Si les ados sont sans surprise des adeptes de Beezik, les femmes
entre 30 et 40 ans, très appréciées des publicitaires, sont les
plus fidèles au service.
Le coup de pouce d'Hadopi
HADOPI , le mot qui
hérisse tous ceux qui téléchargent illégalement, devrait donner un
nouveau coup de boost à Beezik.
Un sujet d'Envoyé Spécial sur le piratage avait permis
au site de se faire connaître du grand public, la mise en place de
la loi contre le téléchargement illégal entre le début de l'été et
l'automne devrait lui permettre de prendre un nouvel
essor.
"Forcément, quand les mails d'avertissements vont commencer à
être envoyés, une partie de la population va prendre conscience
qu'elle ne peut plus télécharger illégalement. Elle viendra peut
être nous rejoindre", se félicite Jean Canzoneri.
Sur un autre front, Beezik vient de passer le cap du mobile avec
une application disponible sur les téléphones Blackberry, Androïd
et lancée lundi sur l'iPhone.
"C'était une des très fortes demandes de nos utilisateurs.
En un jour, sans communication nous sommes devenus l'application la
plus téléchargée de tout l'App Store, la boutique en ligne
d'Apple", se régale le fondateur du site.
L'application iPhone permet de récupérer directement sur son
téléphone tous les fichiers déjà téléchargés sur son ordinateur
mais aussi de les mêler à ceux qu'on a bel et bien achetés sur son
iPhone.
Il faut dire que
pour une discothèque de 1000 titres de musique "gratuite", il faut
avoir ingurgité près de 10 heures de pub, payer peut aussi avoir du
bon...
Accéder au site Beezik
(français)












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